Le Texas adopte finalement la loi limitant l’IVG

 

ÉTATS-UNIS / Les républicains auront eu raison des défenseur-euse-s du droit à l’avortement. En dépit des efforts de la sénatrice Wendy Davis qui, après un marathon oratoire de onze heures, avait réussi à reporter Manifestation pro avortement - © Do512.comle vote du Sénat, une nouvelle session parlementaire a, cette fois, approuvé la loi. Le texte interdit l’avortement après la 20e semaine de gestation (contre 24 actuellement) et impose des conditions très strictes aux médecins pour le pratiquer. Selon les militants du droit à l’avortement, 5 des 42 cliniques qui pratiquent actuellement l’IVG au Texas répondent à ces contraintes ; les autres auront un an pour s’adapter à ces exigences.

La loi votée le 12 juillet, qui figure parmi les plus restrictives en matière d’avortement aux États-Unis, reflète la montée de la droite chrétienne et des évangélistes qui, petit à petit, tend à réduire l’accès à l’IVG. En effet, depuis le début de l’année 2013, plus d’une quarantaine de textes ont été adoptés dans tout le pays. À ce jour, 27 des 50 États disposent de lois portant atteinte à la liberté de l’avortement. À titre d’exemple, l’Ohio a voté une loi obligeant les médecins à montrer l’échographie du fœtus aux femmes qui veulent avorter.

http://femmesenresistancemag.com/?attachment_id=4241

Si le gouverneur du Texas Rick Perry déclare que “le dernier pas de notre effort historique pour protéger la vie est fait”, la sénatrice Wendy Davis ne s’avoue pas vaincu “le combat pour l’avenir du Texas ne fait que commencer” puisque les démocrates sont bien décidés à contester le texte en justice. Depuis le discours de Davis le 25 juin, les militant-e-s pro-avortement se sont emparés du débat et ont manifesté à l’intérieur du Sénat vendredi lors du vote. Certains se sont même enchaînés à la balustrade pour empêcher toute évacuation de la police. Les démocrates ont promis de lutter pour protéger les droits des femmes et en particulier le droit à l’avortement acquis en 1973.

L.G.

A LIRE AUSSI
USA / Onze heures de discours pour sauver le droit à l’avortement